METAL DUST

 

« Mars… Maudit désert rouge, avec son soleil, ses mouches et ses ruines! » Le retour des explorateurs, Philip K. Dick.

 

 


CUT – TERRAIN D’ATTERRISSAGE

Gale Crater, Mont Sharp. À la suite des différentes missions robotisées, il fut décidé que ce serait là que l’on enverrait l’une des premières équipes humaines. Le site d’atterrissage est un désert encerclé de montagnes. Le mont Sharp domine cette portion de territoire martien.

 

 

CUT – LES EXPLORATEURS

Les foreuses fonctionnaient à plein régime. Il fallait rapporter le maximum de prélèvements du sol extraterrestre. On savait que la conquête de Mars ne serait possible que grâce aux machines. L’air irrespirable limitait les mouvements des hommes suréquipés. Les images des explorateurs diffusées sur Terre suscitaient un nombre incalculable d’interprétations.

 

 

CUT – ALLER SANS RETOUR

Chaque semaine, des navettes convoyaient leur lot de nouveaux arrivants. L’exploitation minière attirait les terriens malchanceux qui espéraient un meilleur avenir sur ces terres hydroxydées. Confinés dans leur habitat pressurisé, ils avaient pour principale tâche de veiller sur les machines. Ils savaient que c’était ici, dans cette oasis de vie, qu’ils passeraient le reste de leurs jours. Leur contrat ne mentionnait pas de billet retour.

 

 

CUT – L’AUTRE MONDE

Les « Marsworks » prenaient forme. Les générations de natifs se succédaient, abandonnant peu à peu leurs campements aux origines terriennes. La mutation devenait endogène.Un nouveau monde peuplé de martiens se dessinait.

 

2017-04-26T21:21:55+00:00 mars, 2017|Categories: FIL, PROJETS|Tags: , , , , , , |

VERNON ELECTRONIC

VERNON ELECTRONIC 01

 

Éclat de fumée.

Dans une ultime boucle rétroactive temporelle et entropique, trois fusées sont lancées depuis la forêt impénétrable de Vernon. L’alerte est donnée. L’espoir atteindra-t-il les étoiles ? La mémoire humaine sera-t-elle sauvegardée et adaptée à des fins civilisatrices hors de notre cosmos ?

Burst of smoke.

In a final temporal and entropic retroactive loop, three flares are fired from the impenetrable forest of Vernon. The alert is sounded. Will hope reach the stars? Will human memory be recorded and adapted for civilizing purposes outside of our cosmos?

 

(suite…)

2017-04-26T21:21:56+00:00 avril, 2016|Categories: FIL, PROJETS|Tags: , , , , , , |

GENIUS LOCI WEIMAR 2014

The Anna Amalia Library is a place of memory. The first thing supporting this memory is the shelving that organizes the books. This organizational framework serves as something visible and long-lasting. Without it, we would be lost in a multitude of books, ourselves becoming lost and forgotten.

The other support for this memory is obviously the books themselves with their multitude of stories, images, places and lives – of signs. We wanted to show this plurality of places of time and space, in the manner of Iannis Xenakis’ “polytopes”.

There is a grid superimposed over the existing façade, a matrix supporting its own deconstruction. Like anamorphoses, volume appears and outlines a new surface – a wall of landscape. Our perception is blurred: gravity, orientation and scale are manipulated. The wall becomes carved out, dilated and deformed.

The suggested worlds and landscapes pile up one on top of the other. Different realities stack up in this new three-dimensional space-time.

The façade is a transition space from one ephemeral world to another. It is transfigured by the projected light, like the parietal painting in the Chauvet Cave that Werner Herzog shows us in 3D. The wall is kinetic, disappearing to let new images appear: images from Georges Méliès’ Faust.

The projection lasts a moment, like a journey. The book closes again. Ubiquity ends on a moment that is once again the present. The Anna Amalia Library finds its façade once again.

The algorithmic worlds have remained in the entropic machine.

La bibliothèque Anna Amalia est un lieu de mémoire. Le premier support de cette mémoire sont les rayonnages qui permettent le classement des livres. Cette trame organisationnelle a une fonction de visibilité et de pérennité. Sans elle, nous nous perdrions dans la multitude des livres et donc dans la perte et l’oubli. L’autre support de cette mémoire est évidemment le livre lui-même — support à une multitude d’histoires, d’images, de lieux et de vies — de signes. C’est cette pluralité de lieux de temps et d’espace que nous avons voulu montrer, à la manière des « polytopes » de Iannis Xénakis. Ainsi, une grille vient se superposer à la façade existante, support matriciel à sa décomposition. Telle des anamorphoses des volumes apparaissent et dessinent un nouveau relief – un mur paysage. Notre perception est troublée : gravité, orientation, échelles sont manipulées. Le mur se creuse, se dilate et se déforme. Les mondes et paysages évoqués s’imbriquent les uns dans les autres. Différentes réalités s’emboîtent dans ce nouvel Espace-Temps tridimensionnel. La façade est un lieu de passage d’un monde éphémère à un autre. Elle est transfigurée par cette lumière projetée, telle cette peinture pariétale dans la grotte de Chauvet que nous montre en 3D Werner Herzog. La paroi est cinétique, et disparait pour laisser apparaître quelques images : celles du Faust de Georges Méliès. La projection dure un temps, le voyage aussi. Le livre se referme. Une ubiquité se termine sur un temps redevenu présent. La bibliothèque Anna Amalia retrouve sa façade. Les mondes algorithmiques sont restés dans la machine entropique.

http://www.genius-loci-weimar.org/en/festival/competition/

2017-04-26T21:21:57+00:00 avril, 2014|Categories: FIL, PROJETS|Tags: , , , , , , , , |

BLOCK 39, BEOGRAD

Centre for Promotion of Science of the Republic of Serbia

D-503 avec N. Ryan

 

PARAMÈTRES

Le bloc 39 est un des nombreux blocs qui constituent la ville nouvelle Belgrade. Elle a été construite dans les années 1950, ce qui marqua les fondations de l’état moderne de Yougoslavie.
Géographiquement cette nouvelle ville (à l’ouest) fait face à la ville historique de Belgrade (à l’est), toutes deux sont séparées par la rivière Save.
C’est un plan orthogonal en damier qui fait grand emploi de la symétrie, constitué de blocs (±70) de 350×350 mètres de côté bordé d’un important réseau routier de 60 mètres de large.

Maquette et dessins du projet. Photos de la construction du nouveau quartier de Novi Beograd.

 

PROBLÉMATIQUES

Une part importante est donnée à la voiture.
Échelle de temps Espace liée à la vitesse (voiture contre piéton)
Surdimensionnement des voies de circulation.
Qui rend l’appréhension de l’échelle des blocs difficile.
Le piéton est perdu dans ce territoire. D’ailleurs peu de piétons visibles. Ils cheminent en bus.
Un bâtiment recevra du public : une échelle piétonne/humaine à trouver.
Cheminement piéton coupé par les voies de circulation.
Coupure en morceaux de la ville, des îlots, des blocs et du bâti. Peu de fluidité possible hormis celle des voitures.
Une ville découpée.
Des blocs qui se ressemblent. Monotonie. Retrouver un paysage.
Un corps qui se donne à voir, mais sans organes. Des parties à trouver/à créer

ortho 39 - expanded coverage

 

HABITABILITÉ

Des dimensionnements difficiles à appréhender. Comment trouver une échelle « habitable » ? Comment investir le lieu ?
Trame
Partir de la trame qui partitionne la ville en blocs.
Et trouver en fractalisant cette trame une autre trame qui serait à l’échelle d’une habitabilité, à l’échelle du corps, à l’échelle du lieu.
Le bloc 39 est donc décomposé dans une trame de 20×20, puis 10×10 et enfin 5×5.

BLOCK 39 NETWORK COMPUTATION

Computation des Réseaux

Inter-Computations

 

(suite…)

LIGHT-WALKER

Concours Philips – Fondation Concept Lumière Urbaine de Lumec

 

L’énergie du soleil comme éclairage urbain

Light-Walker est un système d’éclairage urbain intelligent qui sait s’adapter à son environnement tout en sachant rester autonome.
Il est équipé de panneaux solaires. Ce qui lui permet d’emmagasiner l’énergie solaire pendant le jour, pour ensuite la restituer la nuit. L’énergie du soleil se libère alors de nouveau la nuit sous la forme d’éclairage urbain.
Light-Walker est entièrement articulé et automatisé, ce qui lui permet une très grande flexibilité. C’est ainsi que durant toute la journée, Light-walker suit lentement la course du soleil à l’aide de sa tête articulée pour en capter l’énergie.
Comme les plantes, il sait aller chercher l’énergie là où elle se trouve.

 

 

 

 

Flexibilité et multi-usages

Grâce à ses articulations, Light-Walker peut se mouvoir dans une infinité de positions et sait donc facilement s’adapter en fonction des besoins et des usages.
Il est équipé de surfaces LED qui permettent l’éclairage la nuit ; mais ces LED peuvent avoir une tout autre fonction le jour. Ainsi, ces diodes LED peuvent servir d’écran d’affichage, sur lesquelles défilent par exemple des informations concernant l’actualité de la ville.
Objet urbain communicant, Light-Walker sait traiter et recevoir des informations (position du soleil par exemple), mais sait également en émettre.

 

 

2017-04-26T21:21:58+00:00 mars, 2011|Categories: FIL, PROJETS|Tags: , , , , |

D-RIVE

Competition for the Realisation of Mobile Floating Architecture

 

Un paysage post-industriel qui se compose de lacs aux eaux acides. Un territoire laissé à l’abandon que les autorités allemandes veulent réhabiliter en « espaces de loisirs ».
Il s’agit ici de repeupler les lacs stériles de maisons flottantes et récréatives qui doivent pouvoir dériver de manière autonome pendant quelques semaines, voir quelques mois.

2014-11-24T10:41:45+00:00 décembre, 2010|Categories: FIL, PROJETS|Tags: , , |

DO ANDROIDS DREAM OF ELECTRIC GARDEN ?

Amélioration de l’auto-suffisance connectée de nos villes

D-503 avec N. Ryan

 

Ville et attraction : auto-suffisance collective

   Depuis 5.500 ans que la ville existe et pour la première fois de l’humanité, 2007 est le moment qui voit 50 % de la population mondiale vivre dans les villes. La ville attire toujours plus l’humanité vers elle. Pourquoi cette attraction ? Est-ce cette auto-suffisance connectée qui pousse les humains au mouvement, à la migration vers les villes ?
La ville est une entité humaine et urbanisée autonome, elle se suffit à elle-même dans bien des domaines ; elle est un centre administratif, politique, religieux, intellectuel, commercial, industriel, etc. Habiter la ville, c’est avoir l’assurance de trouver une réponse à ses besoins, à ses désirs, à ses espérances. Pourtant la ville c’est aussi les bidonvilles, la précarité, le chômage et l’insécurité. Tout n’y est pas qu’attraction. Mais vu le nombre croissant de citadins, il faut croire que la ville a plus d’attraits que d’aspects négatifs. C’est peut-être dans cette poly-qualitativité de la ville, dans cette liberté de pouvoir idéalement se la représenter et de pouvoir faire des choix que l’attraction opère. La ville donne du possible ; elle nous donne à croire au changement, à une évolution permanente — à notre chance.
Rien n’est figé dans la ville ; le mouvement donne forme à son existence. La ville est mouvement. Elle est l’incarnation de la vie tumultueuse des hommes. Elle est le lieu où tout s’opère, tout s’échange et où tout se transforme. Elle est une entité de vie. Elle est Échange — elle est Connectivité par nature. Elle possède en elle de manière symbolique tout ce qui doit assurer son autonomie, sa subsistance et sa survie. Elle est ce liant qui doit satisfaire aux besoins fondamentaux de tous — mais c’est aussi au-delà de ce besoin premier, le lieu où explosent les désirs et les fantasmes de l’imagination collective.

Ville et contraction : auto-suffisance spatiale et énergétique

   Paris 2057. Les ressources en énergie fossiles de la planète se sont considérablement réduites. Le pétrole est devenu une denrée rare et donc très chère. S’impose alors la nécessité d’une économie drastique des dépenses énergétiques.
La voiture permettait autrefois des déplacements qui n’optimisaient pas les distances entre les différents besoins de la vie humaine. Des déplacements consommateurs de distance et donc d’énergie entre son chez soi, son travail, son ravitaillement et ses loisirs, etc. ne sont plus possibles.
En 2057, Paris optimise ses distances. La ville se contracte par nécessité entropique – elle se re-localise. Elle ne peut plus grandir et se propager sur le territoire de manière désordonnée et energivore.
Paris se redonne des limites à son expansion. Elle doit se suffir d’un espace qu’elle s’impose à ne pas dépasser. Une limite vitale qui protège la ville d’elle-même afin d’en assurer un fonctionnement interne optimal. Une enceinte virtuelle qui s’imperméabilise pour mieux contrôler les échanges entre son intérieur et son extérieur. Une porosité maîtrisée qui redéfinit ses points d’entrée et de sortie (input & outpout). (suite…)

2017-04-26T21:21:58+00:00 décembre, 2010|Categories: FIL, PROJETS, TEXTES|Tags: , , , , , , , , |
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