STHENO ISLAND

 

When machines proliferate through a reproductive instinct on a cosmic scale—the planets of our solar system will have all been visited and certain ones colonized to permit their logical expansion. A rapid and limitless surge of machines along the quantum curves of time and space—beyond all human, animal and plant boundaries.

Titan, Saturn’s moon. The latest satellite images have revealed the appearance of a shiny exogenous point on the black liquid expanse of the Kraken Mare.

Plates were tangled together like the embedded carcasses of a gigantic automobile accident. At first contact with the atmosphere of Titan, they seemed to oxidize, fossilize and thus make up future sedimentary layers.

No element corresponded to the geological cross-section already extracted and known on this moon.

The silence contrasted with the picture of the shock of impact that had formed this synthetic landscape. Something had fallen. In the viscous black expanse, a broken silhouette emerged and seemed to move in order to take shape. A powerful wave-like force of survival was operating the tectonics of these plates in agony—an energy of new beginnings which attached itself to a burst but still intact chrysalis-like body through its self-loving will.

The compact aggregation of debris formed an island, very different from the other archipelagos of the Kraken Mare. The petrifaction that it had undergone gave it its Gorgon name: Stheno.

The failed machine matrix was restructuring itself in order to be self-fertile once again. A programmed survival for itself and by itself.

It was entropy on the loose in a sea of oil. Exo-trash had found there a favorable environment for its proliferation. An endemic limitless source of energy, favorable for voracious and efficient exploitation.

 

 

Quand les machines proliféreront dans un instinct de reproduction à échelle cosmique — les planètes de notre système solaire auront toutes été visitées, et pour certaines colonisées pour permettre leur expansion logique. Une poussée machinique fulgurante et sans limites sur les courbes quantiques du temps et de l’espace — au-delà de toutes fins humaines, animales et végétales.

Titan, lune de Saturne. Les dernières images satellites firent apparaître un point brillant de nature exogène sur la noire étendue liquide de la Kraken Mare.

Des plaques étaient enchevêtrées telles les carcasses enchâssées d’un gigantesque accident automobile. Elles semblaient commencer au contact de l’air titanesque à s’oxyder, se fossiliser et ainsi constituer de futures couches sédimentaires.

Aucun élément ne correspondait aux échantillons géologiques prélevés et connus de cette lune.

Le silence contrastait avec l’image du choc de l’impact qui avait formé ce paysage synthétique. Quelque chose avait chuté. Dans l’étendu noire et visqueuse, une silhouette disloquée émergea et sembla faire mouvement pour se constituer et faire forme. Une puissante force ondulatoire de survie actionnait une tectonique des plaques à l’agonie – une énergie du recommencement qui s’accrochait à un corps chrysalide éclaté mais encore intact dans sa volonté auto-désirante.

L’agrégation compacte des débris formait une île, étrangère aux archipels de la Kraken Mare. La pétrification qu’elle suscita lui donna son nom de Gorgone : Stheno.

La matrice machinique échouée se restructurait afin d’être de nouveau auto-fécondée. Une survie programmée pour elle-même et par elle-même.

C’était une entropie à la dérive sur une mer de pétrole. Des exo-déchets avaient trouvé là un milieu propice à leur prolifération. Une source d’énergie endémique sans limites, favorable à un parasitage vorace et efficace.

 

 

 

2017-10-21T15:02:54+00:00 octobre, 2017|Categories: FIL, PROJETS|

METAL DUST

 

« Mars… Maudit désert rouge, avec son soleil, ses mouches et ses ruines! » Le retour des explorateurs, Philip K. Dick.

 

 


CUT – TERRAIN D’ATTERRISSAGE

Gale Crater, Mont Sharp. À la suite des différentes missions robotisées, il fut décidé que ce serait là que l’on enverrait l’une des premières équipes humaines. Le site d’atterrissage est un désert encerclé de montagnes. Le mont Sharp domine cette portion de territoire martien.

 

 

CUT – LES EXPLORATEURS

Les foreuses fonctionnaient à plein régime. Il fallait rapporter le maximum de prélèvements du sol extraterrestre. On savait que la conquête de Mars ne serait possible que grâce aux machines. L’air irrespirable limitait les mouvements des hommes suréquipés. Les images des explorateurs diffusées sur Terre suscitaient un nombre incalculable d’interprétations.

 

 

CUT – ALLER SANS RETOUR

Chaque semaine, des navettes convoyaient leur lot de nouveaux arrivants. L’exploitation minière attirait les terriens malchanceux qui espéraient un meilleur avenir sur ces terres hydroxydées. Confinés dans leur habitat pressurisé, ils avaient pour principale tâche de veiller sur les machines. Ils savaient que c’était ici, dans cette oasis de vie, qu’ils passeraient le reste de leurs jours. Leur contrat ne mentionnait pas de billet retour.

 

 

CUT – L’AUTRE MONDE

Les « Marsworks » prenaient forme. Les générations de natifs se succédaient, abandonnant peu à peu leurs campements aux origines terriennes. La mutation devenait endogène.Un nouveau monde peuplé de martiens se dessinait.

 

2017-04-26T21:21:55+00:00 mars, 2017|Categories: FIL, PROJETS|Tags: , , , , , , |

VERNON ELECTRONIC

VERNON ELECTRONIC 01

 

Éclat de fumée.

Dans une ultime boucle rétroactive temporelle et entropique, trois fusées sont lancées depuis la forêt impénétrable de Vernon. L’alerte est donnée. L’espoir atteindra-t-il les étoiles ? La mémoire humaine sera-t-elle sauvegardée et adaptée à des fins civilisatrices hors de notre cosmos ?

Burst of smoke.

In a final temporal and entropic retroactive loop, three flares are fired from the impenetrable forest of Vernon. The alert is sounded. Will hope reach the stars? Will human memory be recorded and adapted for civilizing purposes outside of our cosmos?

 

(suite…)

2017-04-26T21:21:56+00:00 avril, 2016|Categories: FIL, PROJETS|Tags: , , , , , , |

GENIUS LOCI WEIMAR 2014

The Anna Amalia Library is a place of memory. The first thing supporting this memory is the shelving that organizes the books. This organizational framework serves as something visible and long-lasting. Without it, we would be lost in a multitude of books, ourselves becoming lost and forgotten.

The other support for this memory is obviously the books themselves with their multitude of stories, images, places and lives – of signs. We wanted to show this plurality of places of time and space, in the manner of Iannis Xenakis’ “polytopes”.

There is a grid superimposed over the existing façade, a matrix supporting its own deconstruction. Like anamorphoses, volume appears and outlines a new surface – a wall of landscape. Our perception is blurred: gravity, orientation and scale are manipulated. The wall becomes carved out, dilated and deformed.

The suggested worlds and landscapes pile up one on top of the other. Different realities stack up in this new three-dimensional space-time.

The façade is a transition space from one ephemeral world to another. It is transfigured by the projected light, like the parietal painting in the Chauvet Cave that Werner Herzog shows us in 3D. The wall is kinetic, disappearing to let new images appear: images from Georges Méliès’ Faust.

The projection lasts a moment, like a journey. The book closes again. Ubiquity ends on a moment that is once again the present. The Anna Amalia Library finds its façade once again.

The algorithmic worlds have remained in the entropic machine.

La bibliothèque Anna Amalia est un lieu de mémoire. Le premier support de cette mémoire sont les rayonnages qui permettent le classement des livres. Cette trame organisationnelle a une fonction de visibilité et de pérennité. Sans elle, nous nous perdrions dans la multitude des livres et donc dans la perte et l’oubli. L’autre support de cette mémoire est évidemment le livre lui-même — support à une multitude d’histoires, d’images, de lieux et de vies — de signes. C’est cette pluralité de lieux de temps et d’espace que nous avons voulu montrer, à la manière des « polytopes » de Iannis Xénakis. Ainsi, une grille vient se superposer à la façade existante, support matriciel à sa décomposition. Telle des anamorphoses des volumes apparaissent et dessinent un nouveau relief – un mur paysage. Notre perception est troublée : gravité, orientation, échelles sont manipulées. Le mur se creuse, se dilate et se déforme. Les mondes et paysages évoqués s’imbriquent les uns dans les autres. Différentes réalités s’emboîtent dans ce nouvel Espace-Temps tridimensionnel. La façade est un lieu de passage d’un monde éphémère à un autre. Elle est transfigurée par cette lumière projetée, telle cette peinture pariétale dans la grotte de Chauvet que nous montre en 3D Werner Herzog. La paroi est cinétique, et disparait pour laisser apparaître quelques images : celles du Faust de Georges Méliès. La projection dure un temps, le voyage aussi. Le livre se referme. Une ubiquité se termine sur un temps redevenu présent. La bibliothèque Anna Amalia retrouve sa façade. Les mondes algorithmiques sont restés dans la machine entropique.

http://www.genius-loci-weimar.org/en/festival/competition/

2017-04-26T21:21:57+00:00 avril, 2014|Categories: FIL, PROJETS|Tags: , , , , , , , , |

BLOCK 39, BEOGRAD

Centre for Promotion of Science of the Republic of Serbia

D-503 avec N. Ryan

 

PARAMÈTRES

Le bloc 39 est un des nombreux blocs qui constituent la ville nouvelle Belgrade. Elle a été construite dans les années 1950, ce qui marqua les fondations de l’état moderne de Yougoslavie.
Géographiquement cette nouvelle ville (à l’ouest) fait face à la ville historique de Belgrade (à l’est), toutes deux sont séparées par la rivière Save.
C’est un plan orthogonal en damier qui fait grand emploi de la symétrie, constitué de blocs (±70) de 350×350 mètres de côté bordé d’un important réseau routier de 60 mètres de large.

Maquette et dessins du projet. Photos de la construction du nouveau quartier de Novi Beograd.

 

PROBLÉMATIQUES

Une part importante est donnée à la voiture.
Échelle de temps Espace liée à la vitesse (voiture contre piéton)
Surdimensionnement des voies de circulation.
Qui rend l’appréhension de l’échelle des blocs difficile.
Le piéton est perdu dans ce territoire. D’ailleurs peu de piétons visibles. Ils cheminent en bus.
Un bâtiment recevra du public : une échelle piétonne/humaine à trouver.
Cheminement piéton coupé par les voies de circulation.
Coupure en morceaux de la ville, des îlots, des blocs et du bâti. Peu de fluidité possible hormis celle des voitures.
Une ville découpée.
Des blocs qui se ressemblent. Monotonie. Retrouver un paysage.
Un corps qui se donne à voir, mais sans organes. Des parties à trouver/à créer

ortho 39 - expanded coverage

 

HABITABILITÉ

Des dimensionnements difficiles à appréhender. Comment trouver une échelle « habitable » ? Comment investir le lieu ?
Trame
Partir de la trame qui partitionne la ville en blocs.
Et trouver en fractalisant cette trame une autre trame qui serait à l’échelle d’une habitabilité, à l’échelle du corps, à l’échelle du lieu.
Le bloc 39 est donc décomposé dans une trame de 20×20, puis 10×10 et enfin 5×5.

BLOCK 39 NETWORK COMPUTATION

Computation des Réseaux

Inter-Computations

 

(suite…)

LIGHT-WALKER

Concours Philips – Fondation Concept Lumière Urbaine de Lumec

 

L’énergie du soleil comme éclairage urbain

Light-Walker est un système d’éclairage urbain intelligent qui sait s’adapter à son environnement tout en sachant rester autonome.
Il est équipé de panneaux solaires. Ce qui lui permet d’emmagasiner l’énergie solaire pendant le jour, pour ensuite la restituer la nuit. L’énergie du soleil se libère alors de nouveau la nuit sous la forme d’éclairage urbain.
Light-Walker est entièrement articulé et automatisé, ce qui lui permet une très grande flexibilité. C’est ainsi que durant toute la journée, Light-walker suit lentement la course du soleil à l’aide de sa tête articulée pour en capter l’énergie.
Comme les plantes, il sait aller chercher l’énergie là où elle se trouve.

 

 

 

 

Flexibilité et multi-usages

Grâce à ses articulations, Light-Walker peut se mouvoir dans une infinité de positions et sait donc facilement s’adapter en fonction des besoins et des usages.
Il est équipé de surfaces LED qui permettent l’éclairage la nuit ; mais ces LED peuvent avoir une tout autre fonction le jour. Ainsi, ces diodes LED peuvent servir d’écran d’affichage, sur lesquelles défilent par exemple des informations concernant l’actualité de la ville.
Objet urbain communicant, Light-Walker sait traiter et recevoir des informations (position du soleil par exemple), mais sait également en émettre.

 

 

2017-04-26T21:21:58+00:00 mars, 2011|Categories: FIL, PROJETS|Tags: , , , , |

D-RIVE

Competition for the Realisation of Mobile Floating Architecture

 

Un paysage post-industriel qui se compose de lacs aux eaux acides. Un territoire laissé à l’abandon que les autorités allemandes veulent réhabiliter en « espaces de loisirs ».
Il s’agit ici de repeupler les lacs stériles de maisons flottantes et récréatives qui doivent pouvoir dériver de manière autonome pendant quelques semaines, voir quelques mois.

2014-11-24T10:41:45+00:00 décembre, 2010|Categories: FIL, PROJETS|Tags: , , |
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